UNE
VILLE TRÈS PARISIENNE
Par
milliers, à partir de la fin du XIXème siècle,
les paysans de l’Aubrac, confrontés à une surpopulation
rendant impossible l’idée d’un futur meilleur, prirent
la route de Paris.
Les premiers arrivés s’y firent porteurs d’eau, avant de vendre
du charbon et du vin en bons bougnats et puis de parvenir enfin au rêve
de leur vie, avoir leur bistro.
Marcelin Cazes, le plus célèbre
d’entre eux, patron de la brasserie Lipp, a créé un
prix littéraire à son nom. Jamais, il n’oublia
son pays natal.
A Paris ou Pays, il s'employa comme ses compatriotes réunis dans l'amicale à maintenir
vivantes les traditions et le folklore .
Il
fonde une pisciculture, le Moulin du Gagnot, à l’endroit
où il était né et s’acharna à la
faire connaître à ses clients et amis du tout Paris
qui descendaient chez Lipp. Son compatriote, Goutal, directeur
des Beaux Arts durant les années cinquante, n’était
pas en reste. Il contribua à faire de Laguiole et de l'hôtel
Auguy durant les années cinquante une destination courue
par les artistes qui s'y retrouvaient autour d'une bonne table
(Guyot, Brayer, Cavaillès, Jean Eve ...)
La
journée du 8 août etait autrefois une foire
importante, non par le nombre de bêtes, mais parce
que les Parisiens du Nord Aveyron s'y retrouvaient, entre
collégues et avec la famille restée au
pays.

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